Par la bande

janvier 20, 2017

Les dauphins

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La musique imitative

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 2:10

64 Je reviens à la musique imitative. Partout où le rapport entre la musique et la mimique est observé, la musique est plutôt expressive qu’imitative; mais il faut essentiellement que l’expression mélodique elle-même réponde à la scène à laquelle la musique se rapporte, autrement nous en reviendrions à peindre un mouvement ascendant par un trait ascendant, une grande profondeur par un grand intervalle musical descendant, bref à tous les enfantillages, à toutes les inepties de la musique imitative proprement dite. Il peut arriver au théâtre que l’orchestre réponde de son mieux à ce qui se passe sur la scène, sans vouloir pour cela en donner une peinture ou une imitation. Pour nous éclairer complètement, nous allons passer en revue un nombre choisi et suffisant d’exemples. Je prends d’abord le Freischütz, et je m’arrête à la scène de la fonte des balles. A l’apparition des fantômes de la mère et 65 de la fiancée de Max, la musique se conforme au caractère de l’action. La fonte de chaque balle est suivie d’apparitions qui deviennent de plus en plus effrayantes [3]. Je ne sais trop si l’on peut voir dans la musique les oiseaux sauvages qui viennent sautiller et voltiger autour du feu pendant la fonte de la seconde balle; la figure menaçante de la basse n’indique pas nécessairement, non plus, la course d’un sanglier. L’orage est rendu d’une façon plus explicite; mais la même musique pourrait mieux encore exprimer simplement une grande agitation. Il y a des triolets à l’approche de la chasse fantastique; pour rendre cette chasse elle-même, Weber s’est servi principalement d’un effet harmonique peu usité et qui, par sa persistance, prend un caractère de dureté et de sauvagerie. Dans la conclusion très mouvementée, après la fonte de la sixième 66 balle, c’est le caractère général de la scène qui est rendu, sans aucune trace de musique imitative.

novembre 22, 2016

Urbanisation cycliste de Barcelone

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 5:36

Les pistes cyclables, un nouveau réseau de 29 kilomètres est en cours de construction. Il inclut une barrière de caoutchouc recyclée avec les réflecteurs pour protéger les cyclistes des voitures sur les axes principaux. Le quartier présente donc une nouvelle hiérarchie des voies, entre les voies primaires à l’usage des voitures, et les voies secondaires destinées aux modes de déplacements doux, ce qui permet de préserver la qualité environnementale et acoustique des îlots. Au-delà des bus, la ville compte rallonger ses lignes de Métro sur la diagonale du quartier. L’objectif fixé par la ville est de garantir 70 % des déplacements en transport en commun, à pied ou en vélo d’ici 2010 sur le quartier de Poble Nou. Pour limiter la circulation automobile, le projet 22@ conduit à modifier fortement les dispositions de stationnement. Ainsi, le nombre de place de parking sera limité à une pour 80 m² de logements. Le projet 22@ prévoit d’affecter 10 % des terrains disponibles à la création d’espaces verts, soit une surface totale de 114 000m². Cet objectif ambitieux s’est traduit récemment par l’ouverture du parc central de Poble Nou sur un espace de 50 000 hectares. On y recense plus de 16 000 espèces végétales différentes, toutes résistantes au climat méditerranéen. Le système d’arrosage permet une utilisation rationnelle et économe en eau. En contrepartie d’une augmentation du COS pour les entreprises qui s’implantent, les investisseurs privés doivent céder 30 % de leur terrain à la municipalité pour la création de zones vertes. Ce partenariat public/privé permet à la mairie de reverdir le quartier sans supporter tout l’investissement Construit en vertu des lignes directrices de l’Agenda 21, Poble Nou contient un système de collecte des déchets entièrement souterrain et automatisé. Opérationnel depuis 2003, ce système, particulièrement efficace, libère le quartier de son lot quotidien d’embouteillages, de bruit, de gaz d’échappement et d’odeurs liés aux ramassages par camion. Cette technique d’aspiration des déchets a été mise au point par une entreprise suédoise (ENVAC) dès 1992, sur le village olympique de Barcelone. Depuis, le réseau compte 1 300 bornes de dépôt et six centrales de collecte. Au total, près de 15 % de la ville est équipé. Le système est actuellement paramétré pour deux catégories de déchets, les organiques et les résiduels. Les sacs sont alors aspirés dans des tuyaux à près de 70 km/h. Au terminal, les déchets sont alors placés dans des récipients puis transportés (par camion cette fois) au centre de tri nécessaire. Source: séminaire Barcelone

novembre 11, 2016

Pas de mariage gay en Chine

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 11:46

Un tribunal chinois a débouté deux hommes désirant se marier, a-t-il annoncé mercredi, à l’heure où les voix se font pressantes dans le pays en faveur de davantage de droits pour les minorités sexuelles. Cette affaire de mariage est la dernière d’une série de revendications croissantes et médiatiques en Chine, demandant davantage de droits pour la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels). Sun Wenlin, 27 ans, avait poursuivi en justice un bureau des affaires civiles pour avoir refusé la délivrance d’un certificat de mariage lui permettant d’épouser son compagnon Hu Mingliang. Un tribunal de Changsha, dans la province du Hunan (centre), avait accepté en janvier d’examiner le cas, une décision considérée par beaucoup d’observateurs comme un événement en soi. Mais la Cour a rapidement rejeté l’affaire mercredi. «En vertu des lois et règlements chinois sur le mariage, un mariage ne peut être prononcé qu’entre un homme et une femme», a déclaré le tribunal sur son compte officiel d’un réseau social. L’avocat du couple a annoncé que les deux hommes allaient faire appel de la décision. «C’est la première affaire concernant un mariage homosexuel en Chine, et je suis persuadé que davantage de personnes homosexuelles se battront pour leurs droits», a déclaré Me Shi Fulong à l’AFP. Pékin a dépénalisé l’homosexualité en 1997 et l’a retirée de sa liste des maladies mentales en 2001. Son acceptation grandit, notamment parmi les jeunes urbains, mais les gais et lesbiennes chinois font encore l’objet d’une très forte pression familiale et sociale, le mariage (hétérosexuel) étant considéré comme une obligation morale vis-à-vis de ses parents. Cette affaire de mariage est la dernière d’une série de revendications croissantes et médiatiques en Chine, demandant davantage de droits pour la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels). Un tribunal de la ville de Guiyang (sud-ouest) est ainsi invité à se prononcer sur le cas d’un plaignant transgenre, M. Chen, né femme, qui affirme avoir été licencié de son emploi dans une clinique à la suite de discriminations. «Son apparence ne correspondait vraiment pas à nos standards», avait déclaré un responsable du Centre médical Ciming, selon le journal Guiyang Evening News. M. Chen assure avoir été injustement renvoyé et demande 2000 yuans (396 $) à titre de compensation auprès d’un tribunal du travail, ainsi que des excuses. L’avocat du couple de Changsha reste optimiste quant aux perspectives futures pour les minorités sexuelles. «Nous avons perdu, mais pour moi, c’est juste une question de temps avant que les couples de même sexe soient autorisés à se marier», a déclaré Me Shi.

La fin de Nuit Debout

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 11:45

Hier soir, des centaines de jeunes remplissaient la place de la République, à Paris, pour une nouvelle « Nuit debout » sous l’immense Marianne de bronze qui surplombe les lieux. Des moins jeunes aussi, mais nettement minoritaires. La place, depuis longtemps un lieu de rassemblement pour militants de tout acabit, est depuis le dernier jour de mars un aimant à colère et à rêves. Dans les rames de la ligne 5 du métro, des collants « Rejoignez-nous » indiquent la voie à suivre aux égarés. «Il y a de plus en plus de gens tous les soirs, et je crois que ça fait énormément peur au gouvernement. C’est historique.» La mobilisation lancée il y a plus d’un mois contre une réforme du Code du travail - qualifiée de « meurtre prémédité » de protections sociales par des syndicats - s’est cristallisée ici. À une extrémité de la place : une grande assemblée générale, chaque nuit. Les gens y prennent la parole à tour de rôle dans une série parfois échevelée d’interventions. Tout y passe : critique du gouvernement et du grand capital, appel à des manifestations ou dénonciation du manque de générosité des Parisiens par un mendiant. Hier soir, deux débats ont particulièrement animé les esprits : faut-il se choisir des porte-parole et faut-il renoncer à la violence ? On y fait aussi approuver les tracts officiels du mouvement : « Nos gouvernants sont murés dans leur obsession de perpétuer un système à bout de souffle au prix de réformes de plus en plus rétrogrades ». Marée montante de mains levées. Approuvé. Le document sera signé « Nuit debout ». Sur un arbre, fixée grossièrement, une grande affiche montre les signes à faire pour réagir aux discours sans les interrompre : les jeunes agitent les mains pour appuyer, placent les bras en croix pour désapprouver et les font tourner pour se plaindre de longueurs. Autour, de plus petits groupes de jeunes assis sur le pavé de la place. Des cercles sont réunis en de très sérieuses commissions, chargées d’« éducation », de « féminisme » ou d’une éventuelle « grève générale ». D’autres groupes, identiques à première vue, sont rassemblés autour d’un joint ou d’une caisse de bière. Tout près, un « artisan poète » à vélo et une jeune femme se querellent à voix haute sur le mode de propriété à instaurer, une fois le grand soir arrivé. Un libraire anarchiste tente d’écouler des exemplaires d’un livre pour enfant (Jojo le pirate partage le butin) à travers les classiques d’extrême gauche. Des chapiteaux improvisés abritent là une infirmerie de fortune, là une cantine où les clients décident eux-mêmes de leur contribution. Lundi, la mise à l’égout d’une grande marmite de soupe par la police a créé une commotion sur la place. Car les forces de l’ordre sont omniprésentes sur la place de la République. Leurs gyrophares bleus quadrillent les rues qui encadrent la place. Les groupes de taille importante qui quittent la place pour tenter de lancer une manifestation dans les rues de Paris sont suivis : l’affaire a tourné à l’affrontement, hier vers 23 h, rue Notre-Dame-de-Nazareth, où les gaz irritants prenaient à la gorge. Les manifestations se poursuivaient au moment de publier. Les policiers ont aussi démantelé les installations des occupants de « Nuit debout » à quelques reprises depuis le début du mouvement. En vain. Les jeunes sont de retour chaque soir, vers 18 h. C’est ce qui convainc Maxime, « bientôt 26 ans », de la force du mouvement. «Ça représente un ras-le-bol envers le gouvernement, les industries, la finance. C’est tout ça qui se mélange.» « Ça fait des années que c’est sur le feu, et peut-être que c’est cette année que ça va marcher », espère-t-il. Si c’est la réforme du Code du travail proposée par le gouvernement Hollande qui a mis le feu aux poudres et déclenché la mobilisation des jeunes, ce sujet n’est devenu qu’une cible parmi d’autres à la place de la République. Selon Maxime, cette absence d’objectif clair et consensuel parmi les occupants de la place ne pose pas problème. « Pourquoi il faudrait qu’il y ait des revendications ? demande-t-il. Je ne comprends pas. C’est bien que les gens soient mélangés. C’est le but de nos ministres qu’on soit constamment divisés […] alors qu’on est tous dans la même galère. »

juin 15, 2016

Beauté culinaire Corse

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 1:49

La boîte dans laquelle je travaille est loin d’être parfaite, mais je dois lui reconnaître ceci : elle fait tout pour entretenir la motivation de ses équipes. Et dans ce but, elle nous propose fréquemment de faire des incentives divers et variés. Ce qui fait qu’avec les années, je suis d’une certaine manière devenu un habitué de ce genre d’événement. Dernièrement, la direction nous a encore proposé de suivre un incentive culinaire en Corse. Ce n’est pas la première fois que je suis une activité de ce genre, et j’en suis arrivé à la conclusion que ce genre d’atelier est très efficace pour maintenir la cohésion d’entreprise. Pourtant, au quotidien, cuisiner est généralement pour moi une corvée. Lorsque ma femme s’absente pour la soirée, mes enfants se lèchent d’avance les babines parce qu’ils savent que je vais faire livrer à domicile. Non, cuisiner n’est décidément pas une passion chez moi. Mais curieusement, dans le cadre d’un incentive de groupe, j’y prends goût. Tout d’abord, parce que j’ai noté qu’un tel atelier est parfait pour discuter avec de nouvelles personnes. En effet, lorsqu’on se retrouve à cinq autour d’une table à devoir farcir des viandes, on se met assez vite à discuter, et dans un cadre détendu. D’autant que, le plus souvent, il y a un coin à part pour apprendre à concocter des Margarita. Et ce stand-là rencontre toujours un vif succès (même si l’apprentissage a de moins en moins d’importance au fil de la soirée). Une animation culinaire est aussi selon moi un moment de répit, un moment où la hiérarchie est remplacée par autre chose. Sur le plan de travail, les aptitudes de chacun n’ont bien sûr aucun lien avec la place hiérarchique au sein de la société : des salariés lambda peuvent délivrer leur habileté à des manageurs haut gradés. Et cette coopération est à mon sens valorisante pour les uns et crée de la cohésion pour tous, parce que chaque participant peut apprécier l’efficacité que peut avoir le travail en équipe. Puis, quand vient le moment de savourer le fruit de ses efforts, l’atelier se change finalement en grand repas (dont on profite d’autant plus qu’on a bossé en cuisine !). Du coup, la dégustation devient un grand moment de convivialité, lui aussi bénéfique à la découverte. Bref, je trouve que l’incentive culinaire est de tous les thèmes que j’ai pu connaître l’un des plus efficaces lors d’un incentive. Pour ceux que ça intéresse, je vous mets d’ailleurs en lien l’agence qui s’est occupée de cet incentive en Corse.

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juin 7, 2016

Zéro chômage ?

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 7:37

Parce qu’«on n’a pas tout tenté contre le chômage», le député PS Laurent Grandguillaume défendra, ce mercredi, devant l’Assemblée nationale, une proposition de loi d’expérimentation territoriale «visant à faire disparaître le chômage de longue durée». Cette dernière prévoit d’embaucher en CDI des chômeurs durablement éloignés du monde du travail en créant des emplois nouveaux et «utiles» au niveau local, via la réaffectation des dépenses liées au chômage. Patrick Valentin, ancien cadre du patronat des industries métallurgiques, aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement dans l’économie sociale et solidaire et bénévole de l’association ATD Quart monde, revient sur cette initiative iconoclaste, qu’il a participé à mettre en œuvre. La proposition de loi portée par le député Grandguillaume, et défendue depuis longtemps par ATD Quart monde, est présentée comme la solution au chômage de longue durée. Mais son principe reste complexe à saisir… Nous sommes partis d’une analyse simple : des gens veulent travailler, mais ne trouvent pas de postes correspondant à leurs compétences, certains emplois n’existent pas alors qu’ils pourraient être utiles, et la privatisation d’emplois coûte cher à notre société. Partant de ce constat, nous voulons proposer des emplois nouveaux à tous les demandeurs d’emploi de plus d’un an. Ces emplois devront correspondre à des travaux réputés utiles, mais non existants jusqu’à présent, parce qu’ils ne sont pas rentables et que les acteurs économiques du marché ne peuvent pas les financer. Ils pourront être créés dans des entreprises déjà installées sur les territoires ou dans de nouvelles que nous développerons. Mais ces dernières partageront toutes un point commun : leur but principal sera de créer des emplois et de servir l’intérêt général. Elles ne seront donc pas à but lucratif. Pour l’heure, l’idée est de tester le dispositif sur quelques territoires ? Nous sommes en effet dans une première étape expérimentale, qui doit permettre de valider le mécanisme. Cette phase mobilise six territoires qui correspondent à des bassins de vie de 5 000 à 10 000 habitants environ. A Jouques, près d’Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, ce sont 150 personnes qui seront mises en emploi sur un bassin de 5 000 habitants. A Colombey-les-Belles en Meurthe-et-Moselle, nous visons 300 emplois, car le bassin est plus grand et plus pauvre. Pour chaque territoire, un comité local sera mis en place pour piloter le projet et contrôler que les nouveaux emplois créés sont bien des emplois supplémentaires. C’est un challenge considérable. Car ils ne doivent surtout pas faire concurrence aux emplois existants, sinon, il y aura un gaspillage de l’argent public. Selon nos calculs, chaque emploi proposé à un chômeur de longue durée reviendra à 15 500 euros par an en fourchette basse, et jusqu’à 20 000 euros. A terme, nous proposons que ces emplois soient financés en réaffectant plusieurs lignes de crédits publics existantes. Nous avons fait des calculs macroéconomiques et identifié trois types de coûts de la privation d’emploi qui pourront être réalloués pour financer ces emplois : le versement des allocations de solidarité, le manque à gagner pour l’Etat lié au non-versement des cotisations sociales en cas d’inactivité et, enfin, les coûts liés à la pauvreté et supportés par la collectivité, comme les dépenses de santé. Mais pour l’heure il est trop tôt et il y a trop de freins pour mettre en place ces transferts de charges. Nous devons d’abord montrer l’efficacité du projet. Dans un premier temps, le budget viendra donc essentiellement de l’Etat, sur une durée de trois à cinq ans. Nous l’avons chiffré à 10 millions d’euros pour la première année, pour dix territoires. Des projets proches existent dans d’autres pays, comme dans les pays nordiques ou en Italie, avec les coopératives sociales, mais les modalités sont différentes, du fait de la diversité des modèles sociaux. En France, nous menons des travaux depuis longtemps sur le sujet et cette proposition de loi doit nous permettre d’aller jusqu’au bout.

L’influence de l’ennui

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 7:36

L’influence permanente de l’ennui, d’ailleurs fort exagérée, et même vicieusement appréciée, par cet ingénieux philosophe. Ainsi que tout autre animal, l’homme ne saurait être heureux sans une activité suffisamment complète de ses diverses facultés quelconques, suivant un degré d’intensité et de persévérance sagement proportionnel à l’activité intrinsèque de chacune d’elles: quelle que puisse être sa situation effective, il tend sans cesse à remplir, autant que possible, cette indispensable condition du bonheur. La difficulté plus prononcée qu’il doit éprouver à réaliser un développement compatible avec la supériorité spéciale de sa nature, le rend nécessairement plus sujet que les autres animaux à cet état remarquable de pénible langueur, qui indique à la fois l’existence réelle des facultés et leur insuffisante activité, et qui, en effet, deviendrait également inconciliable, soit avec une atonie radicale, d’où ne résulterait aucune urgente tendance, soit avec une vigueur idéale, spontanément susceptible d’un infatigable exercice. Une telle disposition, à la fois intellectuelle et morale, que nous voyons chaque jour exciter encore à tant d’efforts toutes les natures douées de quelque énergie, a dû, sans doute, puissamment contribuer, dans l’enfance de l’humanité, à accélérer notre essor spontané, par l’inquiète agitation qu’elle inspire, soit pour l’avide recherche de nouvelles sources d’émotions, soit pour un plus intense développement de notre propre activité directe. Toutefois, cette influence secondaire n’a pu devenir très prononcée que dans un état social déjà assez avancé pour faire convenablement sentir le besoin, d’abord si faible, d’exercer à leur tour les plus éminentes facultés de notre nature, qui en sont nécessairement aussi les moins énergiques. Les facultés les plus prononcées, c’est-à-dire les moins élevées, comportent un si commode exercice, que, dans l’état normal, elles ne sauraient guère déterminer un véritable ennui, susceptible de produire une heureuse réaction cérébrale: les sauvages, de même que les enfans, ne s’ennuient point habituellement, tant que leur activité physique, seule importante alors, n’est nullement entravée; un sommeil facile et prolongé les empêche essentiellement, à la manière des animaux, de sentir péniblement leur torpeur intellectuelle. Ainsi, en représentant l’ennui comme le principal mobile originaire de notre développement social, G. Leroy a irrationnellement confondu un symptôme avec un principe, outre l’erreur évidente qui lui faisait trop exclusivement attribuer à l’homme une telle propriété. Mais, malgré cette fausse appréciation, il était néanmoins indispensable ici de signaler sommairement la haute participation nécessaire de cette influence générale pour accélérer spontanément la vitesse propre de notre évolution sociale, déterminée d’avance par l’ensemble des causes fondamentales.

janvier 23, 2016

Il n’y a qu’un homme libre pour mépriser la liberté

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 9:30

Lors d’un colloque qui avait lieu en Afrique du Sud, il y a peu, j’ai discuté avec un participant qui était convaincu que le libre marché est à l’origine de la plupart des problèmes économiques que nous rencontrons. Il m’a fallu lui expliquer pourquoi un Indonésien aurait sans doute une vision très différente sur cette question. Parce que, d’après cet Indonésien, la croissance sans précédent de son pays serait le produit de la liberté, cette liberté fondamentale délivrée par le libre-échange. Et je crois même pouvoir dire qu’en fait, actuellement, la plupart des pays en développement manquent encore de libre marché. D’ailleurs, l’effort que fournissent sans cesse les élites pour entraver le libre marché dans ces pays trahit indirectement tout ce qu’ils pourraient perdre s’ils acceptaient le libre marché. Un Mexicain ne s’en porterait par exemple que mieux, car il aurait enfin la possibilité de choisir lui-même son opérateur téléphonique au sein du libre marché. Un agriculteur d’Afrique vivrait quant à lui bien mieux si l’Europe adoptait véritablement le libre marché et rompait avec la tradition consistant à gaver de subventions sa propre agriculture. Un Nigérien adorerait sans doute pouvoir créer sa propre affaire sans être contraint d’arroser sans cesse de pots-de-vin les autorités en place. Un agriculteur congolais rêverait sans doute de disposer d’un tracteur, sans craindre de le perdre pour une raison complètement arbitraire. Pour la plupart des habitants, profiter de plus de libre marché est un fantasme. Le rêve de pouvoir se déplacer sans contrainte, de commercer librement, sans politiciens qui interviennent car ils placent leurs propres intérêts et ceux de leurs amis au-dessus de ceux de la population. Comme j’ai pu le percevoir une fois encore durant ce colloque en Afrique du Sud, ce sont essentiellement les Européens qui blâment l’idée du libre marché. Cette répulsion se traduit d’un certain nombre de façons, en érigeant notamment le protectionnisme comme seul moyen de préserver les citoyens et les entrepreneurs de la concurrence « bestiale » des autres pays. Mais c’est oublier un peu vite qu’en définitive, cette concurrence « bestiale » permet surtout à chacun de profiter de plus de choix et de prix attractifs ! Retrouvez tous les rapports sur le sujet en allant sur le site de l’organisateur de ce séminaire en Afrique du Sud, les rapports sont téléchargeables.

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La glace qui ne fond pas

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 9:26

Les Britanniques ont inventé une glace qui ne fond pas au soleil. Tous ceux qui veulent goûter à la gourmandise doivent se rendre au parc d’attractions Alton Towers, dans le comté de Staffordshire, écrit le quotidien Mirror. La recette de la glace est tenue secrète, note le journal. Les fabricants expliquent cependant que le cornet de glace à la vanille reste intact assez longtemps, même en plein soleil, grâce à un traitement préalable à haute température. Cette gourmandise est un résultat des “expériences” de Heston Blumenthal, chef de la ” cuisine innovante”, connu pour sa volonté d’offrir des mets extraordinaires aux clients de son restaurant “Fat duck” (”Le canard gras”): bouille aux escargots, glace au jambon, caviar au chocolat blanc, biscuits aux graines de café et à l’ail… La glace n’est pourtant pas unique dans son genre. En 2013, David Edwards, ingénieur de Harvard, avait lui aussi créé une glace qui ne fond pas au soleil pendant 8 heures grâce à un emballage comestible dont les ingrédients principaux sont des noix de coco, des noisettes et des cacahuètes. Mieux connue sous le nom de WikiPearls, la glace ne se vend que dans quelques magasins des Etats-Unis et de Grande-Bretagne. Pour la France, il faudra attendre 2015. WikiPearls serait en train de conclure un partenariat en vue de sa commercialisation dans des supermarchés. S’efforçant de satisfaire une clientèle aux goûts changeants et exigeante, la “cuisine innovante” de Heston Blumenthal s’est armée de technologies de pointe, telles que la “cuisine moléculaire”: lors de la préparation des plats, le chef se sert de glace sèche, d’azote à l’état liquide et d’une centrifugeuse. Cette dernière aide, par exemple, à séparer le jus de tomate en trois fractions successives aux propriétés différentes: un résidu rouge, un jus sans pigments et une pellicule de graisses. Par la suite, chaque substance se sert à préparer un plat aux goûts particuliers.

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