Par la bande

avril 24, 2017

Italie et démographie

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 3:50

En Occident, cela fait un moment que le taux de natalité a baissé, et nous avons donc fini par perdre de vue l’effet de la démographie dans la société. Mais il est d’autant plus important de s’en souvenir pour pouvoir comprendre les problèmes qu’on trouve au Moyen-Orient. Récemment, j’ai participé à un colloque à Bari , j’ai suivi un spécialiste du Moyen-Orient a pointé du doigt l’influence qu’avait l’expansion démographique dans ces tensions. La personne rappelait que la diminution du taux de natalité est décisive pour circonscrire la surpopulation mondiale mais aussi pour la sécurité d’une société. A l’échelle de la planète, la natalité diminue déjà depuis longtemps. Mais certaines régions du monde, cette baisse n’a pas pu se réaliser, et ont contribué à rendre ces régions qui sont dangereuses, comme les régions situées au sud du Sahara. La population y connaît en effet en croissance démesurée, en raison d’une diminution du taux de mortalité qui ne s’est pas accompagnée d’une diminution du taux de natalité. Or, avec un pourcentage démesuré de jeunes assez âgés pour combattre, il devient presque impossible de fonder une démocratie. La violence sera donc inévitable pour ces zones. L’instauration d’une démocratie commencera obligatoirement par une baisse de la natalité. Les chiffres signalait que ce problèmeest généralement lié à la question de l’évolution de la place qu’occupe la femme dans la société. Des recherches montrent bien établi qu’un fléchissement du taux de natalité est le résultat des programmes d’instruction intensif des jeunes filles. L’alphabétisation et l’indépendance de la femme sont clairement la meilleure façon de limiter non seulement le taux de mortalité infantile mais aussi la natalité. Les femmes représentent visiblement la clef d‘une transition démographique passe donc forcément par l’évolution de la condition de la femme. J’ai pas mal apprécié ce congrès m’a en tout cas bien plu. Les propos y étaient non seulement captivants, mais l’organisation a suivi, ce qui a permis de mettre tout le monde de se concentrer sur le fond.Un grand merci aux organisateurs, donc. Je vous mets le lien vers l’agence qui a encadré ce colloque en Italie, si vous voulez jeter un coup d’oeil. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire en Italie en suivant le lien.

mars 22, 2017

Le site de la diplomatie russe démasquera les «fake news» des médias étrangers

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 1:56

février 4, 2017

Se faire un max de souvenirs… en hélico

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 11:01

Récemment, avec mon épouse, j’ai réalisé un vol en hélico, et c’est comme ça que nous avons pu découvrir pour la première fois Cannes depuis les cieux. Cette activité exceptionnelle vient s’ajouter à toutes celles que j’ai eu l’occasion de faire ces dernières années. En fait, quand j’y pense, je commence à avoir un paquet de souvenirs de ce type. C’est même assez ahurissant, maintenant que j’y pense. Je me souviens qu’avant, j’avais une vie assez commune. Je ne faisais jamais rien qui sorte de l’ordinaire. Ca ne fait que depuis trois ans que j’ai véritablement commencé à vouloir faire des activités extraordinaires. Pourquoi ? Pour une raison toute simple : j’ai réalisé que le confort matériel était loin d’être le plus essentiel. J’ai compris que pour bien vivre, il faut se souvenir en permanence de sa propre mortalité. La vie est un réceptacle qu’il faut remplir sans cesse, et ce sont les souvenirs bien plus que le matériel qui la remplissent, qui définissent une vie réussie. Or, les souvenirs ne naissent pas devant un écran : ils naissent de tous ces moments extraordinaires, de toutes ces expériences bonnes ou mauvaises que l’on vit soi-même. Le sourire de votre femme un matin d’automne. La nuit passée dans la salle d’accouchement. La disparition de votre soeur. Ce jour où votre voiture est sortie de la route et où vous avez pris conscience de votre propre mortalité. Les mois de convalescence et de rééducation. Cette matinée où vous avez admiré la Terre depuis les airs… C’est tout ça, au fond, qui reste en mémoire. Le reste ne veut rien dire. A mon avis, nous ne pourrons pas emporter notre console de jeu et notre téléviseur 3D dans l’au-delà. Il n’y a guère que les souvenirs qui passeront la douane. Il faut donc en avoir autant qu’on peut… Voilà le site par lequel je suis passé pour ce vol à Cannes, si l’aventure vous tente. Un petit conseil, si je puis me permettre. Avant d’embarquer, il faut grimper sur une grosse balance pour vérifier le poids de chacun. Ca ne paraît être qu’un détail, mais vu la tronche que ma femme a fait à ce moment-là, ça a son importance pour certaines ! Suivez le lien pour en savoir plus sur ce baptême en hélicoptère.

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janvier 20, 2017

Les dauphins

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 2:11

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La musique imitative

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 2:10

64 Je reviens à la musique imitative. Partout où le rapport entre la musique et la mimique est observé, la musique est plutôt expressive qu’imitative; mais il faut essentiellement que l’expression mélodique elle-même réponde à la scène à laquelle la musique se rapporte, autrement nous en reviendrions à peindre un mouvement ascendant par un trait ascendant, une grande profondeur par un grand intervalle musical descendant, bref à tous les enfantillages, à toutes les inepties de la musique imitative proprement dite. Il peut arriver au théâtre que l’orchestre réponde de son mieux à ce qui se passe sur la scène, sans vouloir pour cela en donner une peinture ou une imitation. Pour nous éclairer complètement, nous allons passer en revue un nombre choisi et suffisant d’exemples. Je prends d’abord le Freischütz, et je m’arrête à la scène de la fonte des balles. A l’apparition des fantômes de la mère et 65 de la fiancée de Max, la musique se conforme au caractère de l’action. La fonte de chaque balle est suivie d’apparitions qui deviennent de plus en plus effrayantes [3]. Je ne sais trop si l’on peut voir dans la musique les oiseaux sauvages qui viennent sautiller et voltiger autour du feu pendant la fonte de la seconde balle; la figure menaçante de la basse n’indique pas nécessairement, non plus, la course d’un sanglier. L’orage est rendu d’une façon plus explicite; mais la même musique pourrait mieux encore exprimer simplement une grande agitation. Il y a des triolets à l’approche de la chasse fantastique; pour rendre cette chasse elle-même, Weber s’est servi principalement d’un effet harmonique peu usité et qui, par sa persistance, prend un caractère de dureté et de sauvagerie. Dans la conclusion très mouvementée, après la fonte de la sixième 66 balle, c’est le caractère général de la scène qui est rendu, sans aucune trace de musique imitative.

novembre 22, 2016

Urbanisation cycliste de Barcelone

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 5:36

Les pistes cyclables, un nouveau réseau de 29 kilomètres est en cours de construction. Il inclut une barrière de caoutchouc recyclée avec les réflecteurs pour protéger les cyclistes des voitures sur les axes principaux. Le quartier présente donc une nouvelle hiérarchie des voies, entre les voies primaires à l’usage des voitures, et les voies secondaires destinées aux modes de déplacements doux, ce qui permet de préserver la qualité environnementale et acoustique des îlots. Au-delà des bus, la ville compte rallonger ses lignes de Métro sur la diagonale du quartier. L’objectif fixé par la ville est de garantir 70 % des déplacements en transport en commun, à pied ou en vélo d’ici 2010 sur le quartier de Poble Nou. Pour limiter la circulation automobile, le projet 22@ conduit à modifier fortement les dispositions de stationnement. Ainsi, le nombre de place de parking sera limité à une pour 80 m² de logements. Le projet 22@ prévoit d’affecter 10 % des terrains disponibles à la création d’espaces verts, soit une surface totale de 114 000m². Cet objectif ambitieux s’est traduit récemment par l’ouverture du parc central de Poble Nou sur un espace de 50 000 hectares. On y recense plus de 16 000 espèces végétales différentes, toutes résistantes au climat méditerranéen. Le système d’arrosage permet une utilisation rationnelle et économe en eau. En contrepartie d’une augmentation du COS pour les entreprises qui s’implantent, les investisseurs privés doivent céder 30 % de leur terrain à la municipalité pour la création de zones vertes. Ce partenariat public/privé permet à la mairie de reverdir le quartier sans supporter tout l’investissement Construit en vertu des lignes directrices de l’Agenda 21, Poble Nou contient un système de collecte des déchets entièrement souterrain et automatisé. Opérationnel depuis 2003, ce système, particulièrement efficace, libère le quartier de son lot quotidien d’embouteillages, de bruit, de gaz d’échappement et d’odeurs liés aux ramassages par camion. Cette technique d’aspiration des déchets a été mise au point par une entreprise suédoise (ENVAC) dès 1992, sur le village olympique de Barcelone. Depuis, le réseau compte 1 300 bornes de dépôt et six centrales de collecte. Au total, près de 15 % de la ville est équipé. Le système est actuellement paramétré pour deux catégories de déchets, les organiques et les résiduels. Les sacs sont alors aspirés dans des tuyaux à près de 70 km/h. Au terminal, les déchets sont alors placés dans des récipients puis transportés (par camion cette fois) au centre de tri nécessaire. Source: séminaire Barcelone

novembre 11, 2016

Pas de mariage gay en Chine

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 11:46

Un tribunal chinois a débouté deux hommes désirant se marier, a-t-il annoncé mercredi, à l’heure où les voix se font pressantes dans le pays en faveur de davantage de droits pour les minorités sexuelles. Cette affaire de mariage est la dernière d’une série de revendications croissantes et médiatiques en Chine, demandant davantage de droits pour la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels). Sun Wenlin, 27 ans, avait poursuivi en justice un bureau des affaires civiles pour avoir refusé la délivrance d’un certificat de mariage lui permettant d’épouser son compagnon Hu Mingliang. Un tribunal de Changsha, dans la province du Hunan (centre), avait accepté en janvier d’examiner le cas, une décision considérée par beaucoup d’observateurs comme un événement en soi. Mais la Cour a rapidement rejeté l’affaire mercredi. «En vertu des lois et règlements chinois sur le mariage, un mariage ne peut être prononcé qu’entre un homme et une femme», a déclaré le tribunal sur son compte officiel d’un réseau social. L’avocat du couple a annoncé que les deux hommes allaient faire appel de la décision. «C’est la première affaire concernant un mariage homosexuel en Chine, et je suis persuadé que davantage de personnes homosexuelles se battront pour leurs droits», a déclaré Me Shi Fulong à l’AFP. Pékin a dépénalisé l’homosexualité en 1997 et l’a retirée de sa liste des maladies mentales en 2001. Son acceptation grandit, notamment parmi les jeunes urbains, mais les gais et lesbiennes chinois font encore l’objet d’une très forte pression familiale et sociale, le mariage (hétérosexuel) étant considéré comme une obligation morale vis-à-vis de ses parents. Cette affaire de mariage est la dernière d’une série de revendications croissantes et médiatiques en Chine, demandant davantage de droits pour la communauté LGBT (lesbiennes, gais, bisexuels et transsexuels). Un tribunal de la ville de Guiyang (sud-ouest) est ainsi invité à se prononcer sur le cas d’un plaignant transgenre, M. Chen, né femme, qui affirme avoir été licencié de son emploi dans une clinique à la suite de discriminations. «Son apparence ne correspondait vraiment pas à nos standards», avait déclaré un responsable du Centre médical Ciming, selon le journal Guiyang Evening News. M. Chen assure avoir été injustement renvoyé et demande 2000 yuans (396 $) à titre de compensation auprès d’un tribunal du travail, ainsi que des excuses. L’avocat du couple de Changsha reste optimiste quant aux perspectives futures pour les minorités sexuelles. «Nous avons perdu, mais pour moi, c’est juste une question de temps avant que les couples de même sexe soient autorisés à se marier», a déclaré Me Shi.

La fin de Nuit Debout

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 11:45

Hier soir, des centaines de jeunes remplissaient la place de la République, à Paris, pour une nouvelle « Nuit debout » sous l’immense Marianne de bronze qui surplombe les lieux. Des moins jeunes aussi, mais nettement minoritaires. La place, depuis longtemps un lieu de rassemblement pour militants de tout acabit, est depuis le dernier jour de mars un aimant à colère et à rêves. Dans les rames de la ligne 5 du métro, des collants « Rejoignez-nous » indiquent la voie à suivre aux égarés. «Il y a de plus en plus de gens tous les soirs, et je crois que ça fait énormément peur au gouvernement. C’est historique.» La mobilisation lancée il y a plus d’un mois contre une réforme du Code du travail - qualifiée de « meurtre prémédité » de protections sociales par des syndicats - s’est cristallisée ici. À une extrémité de la place : une grande assemblée générale, chaque nuit. Les gens y prennent la parole à tour de rôle dans une série parfois échevelée d’interventions. Tout y passe : critique du gouvernement et du grand capital, appel à des manifestations ou dénonciation du manque de générosité des Parisiens par un mendiant. Hier soir, deux débats ont particulièrement animé les esprits : faut-il se choisir des porte-parole et faut-il renoncer à la violence ? On y fait aussi approuver les tracts officiels du mouvement : « Nos gouvernants sont murés dans leur obsession de perpétuer un système à bout de souffle au prix de réformes de plus en plus rétrogrades ». Marée montante de mains levées. Approuvé. Le document sera signé « Nuit debout ». Sur un arbre, fixée grossièrement, une grande affiche montre les signes à faire pour réagir aux discours sans les interrompre : les jeunes agitent les mains pour appuyer, placent les bras en croix pour désapprouver et les font tourner pour se plaindre de longueurs. Autour, de plus petits groupes de jeunes assis sur le pavé de la place. Des cercles sont réunis en de très sérieuses commissions, chargées d’« éducation », de « féminisme » ou d’une éventuelle « grève générale ». D’autres groupes, identiques à première vue, sont rassemblés autour d’un joint ou d’une caisse de bière. Tout près, un « artisan poète » à vélo et une jeune femme se querellent à voix haute sur le mode de propriété à instaurer, une fois le grand soir arrivé. Un libraire anarchiste tente d’écouler des exemplaires d’un livre pour enfant (Jojo le pirate partage le butin) à travers les classiques d’extrême gauche. Des chapiteaux improvisés abritent là une infirmerie de fortune, là une cantine où les clients décident eux-mêmes de leur contribution. Lundi, la mise à l’égout d’une grande marmite de soupe par la police a créé une commotion sur la place. Car les forces de l’ordre sont omniprésentes sur la place de la République. Leurs gyrophares bleus quadrillent les rues qui encadrent la place. Les groupes de taille importante qui quittent la place pour tenter de lancer une manifestation dans les rues de Paris sont suivis : l’affaire a tourné à l’affrontement, hier vers 23 h, rue Notre-Dame-de-Nazareth, où les gaz irritants prenaient à la gorge. Les manifestations se poursuivaient au moment de publier. Les policiers ont aussi démantelé les installations des occupants de « Nuit debout » à quelques reprises depuis le début du mouvement. En vain. Les jeunes sont de retour chaque soir, vers 18 h. C’est ce qui convainc Maxime, « bientôt 26 ans », de la force du mouvement. «Ça représente un ras-le-bol envers le gouvernement, les industries, la finance. C’est tout ça qui se mélange.» « Ça fait des années que c’est sur le feu, et peut-être que c’est cette année que ça va marcher », espère-t-il. Si c’est la réforme du Code du travail proposée par le gouvernement Hollande qui a mis le feu aux poudres et déclenché la mobilisation des jeunes, ce sujet n’est devenu qu’une cible parmi d’autres à la place de la République. Selon Maxime, cette absence d’objectif clair et consensuel parmi les occupants de la place ne pose pas problème. « Pourquoi il faudrait qu’il y ait des revendications ? demande-t-il. Je ne comprends pas. C’est bien que les gens soient mélangés. C’est le but de nos ministres qu’on soit constamment divisés […] alors qu’on est tous dans la même galère. »

juin 15, 2016

Beauté culinaire Corse

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 1:49

La boîte dans laquelle je travaille est loin d’être parfaite, mais je dois lui reconnaître ceci : elle fait tout pour entretenir la motivation de ses équipes. Et dans ce but, elle nous propose fréquemment de faire des incentives divers et variés. Ce qui fait qu’avec les années, je suis d’une certaine manière devenu un habitué de ce genre d’événement. Dernièrement, la direction nous a encore proposé de suivre un incentive culinaire en Corse. Ce n’est pas la première fois que je suis une activité de ce genre, et j’en suis arrivé à la conclusion que ce genre d’atelier est très efficace pour maintenir la cohésion d’entreprise. Pourtant, au quotidien, cuisiner est généralement pour moi une corvée. Lorsque ma femme s’absente pour la soirée, mes enfants se lèchent d’avance les babines parce qu’ils savent que je vais faire livrer à domicile. Non, cuisiner n’est décidément pas une passion chez moi. Mais curieusement, dans le cadre d’un incentive de groupe, j’y prends goût. Tout d’abord, parce que j’ai noté qu’un tel atelier est parfait pour discuter avec de nouvelles personnes. En effet, lorsqu’on se retrouve à cinq autour d’une table à devoir farcir des viandes, on se met assez vite à discuter, et dans un cadre détendu. D’autant que, le plus souvent, il y a un coin à part pour apprendre à concocter des Margarita. Et ce stand-là rencontre toujours un vif succès (même si l’apprentissage a de moins en moins d’importance au fil de la soirée). Une animation culinaire est aussi selon moi un moment de répit, un moment où la hiérarchie est remplacée par autre chose. Sur le plan de travail, les aptitudes de chacun n’ont bien sûr aucun lien avec la place hiérarchique au sein de la société : des salariés lambda peuvent délivrer leur habileté à des manageurs haut gradés. Et cette coopération est à mon sens valorisante pour les uns et crée de la cohésion pour tous, parce que chaque participant peut apprécier l’efficacité que peut avoir le travail en équipe. Puis, quand vient le moment de savourer le fruit de ses efforts, l’atelier se change finalement en grand repas (dont on profite d’autant plus qu’on a bossé en cuisine !). Du coup, la dégustation devient un grand moment de convivialité, lui aussi bénéfique à la découverte. Bref, je trouve que l’incentive culinaire est de tous les thèmes que j’ai pu connaître l’un des plus efficaces lors d’un incentive. Pour ceux que ça intéresse, je vous mets d’ailleurs en lien l’agence qui s’est occupée de cet incentive en Corse.

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juin 7, 2016

Zéro chômage ?

Classé dans : Uncategorized — parlabande @ 7:37

Parce qu’«on n’a pas tout tenté contre le chômage», le député PS Laurent Grandguillaume défendra, ce mercredi, devant l’Assemblée nationale, une proposition de loi d’expérimentation territoriale «visant à faire disparaître le chômage de longue durée». Cette dernière prévoit d’embaucher en CDI des chômeurs durablement éloignés du monde du travail en créant des emplois nouveaux et «utiles» au niveau local, via la réaffectation des dépenses liées au chômage. Patrick Valentin, ancien cadre du patronat des industries métallurgiques, aujourd’hui à la tête d’un fonds d’investissement dans l’économie sociale et solidaire et bénévole de l’association ATD Quart monde, revient sur cette initiative iconoclaste, qu’il a participé à mettre en œuvre. La proposition de loi portée par le député Grandguillaume, et défendue depuis longtemps par ATD Quart monde, est présentée comme la solution au chômage de longue durée. Mais son principe reste complexe à saisir… Nous sommes partis d’une analyse simple : des gens veulent travailler, mais ne trouvent pas de postes correspondant à leurs compétences, certains emplois n’existent pas alors qu’ils pourraient être utiles, et la privatisation d’emplois coûte cher à notre société. Partant de ce constat, nous voulons proposer des emplois nouveaux à tous les demandeurs d’emploi de plus d’un an. Ces emplois devront correspondre à des travaux réputés utiles, mais non existants jusqu’à présent, parce qu’ils ne sont pas rentables et que les acteurs économiques du marché ne peuvent pas les financer. Ils pourront être créés dans des entreprises déjà installées sur les territoires ou dans de nouvelles que nous développerons. Mais ces dernières partageront toutes un point commun : leur but principal sera de créer des emplois et de servir l’intérêt général. Elles ne seront donc pas à but lucratif. Pour l’heure, l’idée est de tester le dispositif sur quelques territoires ? Nous sommes en effet dans une première étape expérimentale, qui doit permettre de valider le mécanisme. Cette phase mobilise six territoires qui correspondent à des bassins de vie de 5 000 à 10 000 habitants environ. A Jouques, près d’Aix-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, ce sont 150 personnes qui seront mises en emploi sur un bassin de 5 000 habitants. A Colombey-les-Belles en Meurthe-et-Moselle, nous visons 300 emplois, car le bassin est plus grand et plus pauvre. Pour chaque territoire, un comité local sera mis en place pour piloter le projet et contrôler que les nouveaux emplois créés sont bien des emplois supplémentaires. C’est un challenge considérable. Car ils ne doivent surtout pas faire concurrence aux emplois existants, sinon, il y aura un gaspillage de l’argent public. Selon nos calculs, chaque emploi proposé à un chômeur de longue durée reviendra à 15 500 euros par an en fourchette basse, et jusqu’à 20 000 euros. A terme, nous proposons que ces emplois soient financés en réaffectant plusieurs lignes de crédits publics existantes. Nous avons fait des calculs macroéconomiques et identifié trois types de coûts de la privation d’emploi qui pourront être réalloués pour financer ces emplois : le versement des allocations de solidarité, le manque à gagner pour l’Etat lié au non-versement des cotisations sociales en cas d’inactivité et, enfin, les coûts liés à la pauvreté et supportés par la collectivité, comme les dépenses de santé. Mais pour l’heure il est trop tôt et il y a trop de freins pour mettre en place ces transferts de charges. Nous devons d’abord montrer l’efficacité du projet. Dans un premier temps, le budget viendra donc essentiellement de l’Etat, sur une durée de trois à cinq ans. Nous l’avons chiffré à 10 millions d’euros pour la première année, pour dix territoires. Des projets proches existent dans d’autres pays, comme dans les pays nordiques ou en Italie, avec les coopératives sociales, mais les modalités sont différentes, du fait de la diversité des modèles sociaux. En France, nous menons des travaux depuis longtemps sur le sujet et cette proposition de loi doit nous permettre d’aller jusqu’au bout.

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